Avant même que le monde soit monde, David Martel savait déjà qu’il ferait de la musique. Pour y parvenir, il s’est donc fixé des objectifs: naître et ensuite faire de la musique. L’exercice put débuter un soir du siècle dernier alors que deux êtres de sexe opposé de la Rive-Sud de Montréal décidèrent de ne former qu’un et de créer un troisième. Dès sa naissance, David voulut apprendre à chanter. Toutefois, dès qu’il ouvrait la bouche, seul un cri aigu s’en échappait, accompagné de pleurniches insurmontables. Il mit la faute sur le dos de l’enfance, passage obligé de son développement.

Heureusement, la chance était de son côté. Alors qu’il se promenait à quatre pattes un peu partout dans la maison, il s’enchargea dans une machine à voyager dans le temps qui le transporta en 2006, faisant de lui le premier homme depuis Neil Armstrong à voyager dans le temps.

La première chose qu’il voulut faire dans son nouveau corps d’adulte: tester la puissance attractive de sa voix. Alors il chanta dans les rues, armé de sa guitare, pour les passants désireux de l’entendre. Le réalisateur Dave A. Sturton (Jean Leloup), qui passait par là, s’arrêta pour écouter quelques chansons.

Sturton s’approcha de Martel à la suite de sa prestation et lui proposa de collaborer ensemble, ce que le musicien accepta volontiers. Les semaines s’enchaînèrent au studio de Sturton (Productions DNA) et à chaque rencontre, les deux voulurent partager leur bijou en compagnie d’autres musiciens. Petit à petit, les pièces du puzzle s’emboîtèrent pour ce qui allait devenir le petit album solo de David Martel, I Hardly Knew Me (Kindling Music/Warner).

«J’arrive à peine à croire que c’est mon premier album en solo», constate David. «Je n’ai jamais travaillé avec autant de musiciens pour un seul album. Quand j’ai commencé à travailler sur ce disque, je crois que tout le monde de ma compagnie de disques, et même Sturton, pensait que le résultat allait être très dépouillé… Finalement, c’est devenu le plus gros enregistrement de ma vie en termes d’arrangements et d’instrumentations.»

«J’ai fait partie de formations musicales durant des années et j’adore cette dynamique de groupe», ajoute David. «Mon moment préféré lors de l’enregistrement d’I Hardly Knew Me a été d’être capable de m’entourer des gens avec qui je voulais réellement travailler. Sturton a également invité plusieurs musiciens. Il m’a présenté à Nicholas Williams qui a joué du piano, de l’accordéon, de la flûte, des claviers et la plupart des synthétiseurs sr l’album.»

À compter du jour où David rencontra Sturton, l’album prit un an et trois mois à être enregistré. Mais les bonnes choses savent se faire attendre! I Hardly Knew Me transporte l’auditeur au cœur d’un voyage aux vagues pop/folk. Ça commence par End Of Self et Stay In pour s’enchaîner par la suite avec Yours and Mine et Love, de véritables bijoux, et on revient à bon port avec Cancal All Your Plans, une version en concert de la chanson qui se transforme tout d’un coup au gré des pistes de studio, dans la pure tradition de Frank Zappa. La voix de David Martel vous transportera au plus profond de son être, apercevant au passage tant sa belle sensibilité, son amour pour le folk, que sa passion démentielle.

Il est maintenant temps pour David Martel de transformer sa ferveur en puissance scénique. La tournée sera dévoilée sous peu, soyez au rendez-vous.

Retenez ce nom, David Martel. Achetez cet album, I Hardly Knew Me

 

Textes sur le côté
Réalisé par Dave Sturton (réalisateur et ingénieur pour Jean Leloup et The Snitches).

Avec la participation de Marc Martel (frère de David) du groupe Downhere sur la chanson Save Your Complex.